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Comment choisir son coach ?

A l'heure du choix...A l'heure du choix...

 

 

 

La question m’est souvent posée et longtemps je n’ai pas su répondre…

Il y a quelques temps j’ai lu un article de Pierre Blanc Sahnoun sur ce thème dans Management Magazine.

Pour lui, 5 questions suffisent à faire le tour de la question.
A titre d’illustration je vais y répondre honnêtement.

 

1-    Qu’est-ce qui vous a attiré vers le coaching ?
Mon premier métier a été 20 ans Chargée de production audiovisuelle pour des émissions de talk-shows. Il s’agissait, outre la production exécutive proprement dite du concept à la livraison du produit fini, de faire en sorte que les invités soient au meilleur d’eux-mêmes au moment du fameux « moteur lancé ». Le meilleur d’eux-mêmes ? C’est de les accompagner dans un double alignement : être en confiance, en cohérence avec eux-mêmes et être compris par ceux auxquels ils s’adressent. Notions qui s’approchent du coaching.
La société qui m’employait s’est recentrée dans la production de fictions et moi vers ce que je préférais faire dans mon métier : accompagner personnes et équipes à la réussite de leurs objectifs. C’est ainsi qu’après un an de formation et une certification d’Etat, j’ai ouvert ma société de Coaching.

2-    Pouvez-vous me raconter un échec cuisant rencontré dans une mission ?
Je vais vous raconter une expérience de coaching individuel. J’ai été contacté par une personne, entrepreneur dans l’immobilier, souhaitant en finir avec ses peurs dans la prise de décisions. Nous avons fait « alliance » dans ce contrat.
A l’issue de la deuxième séance, j’ai ressenti que le coaching n’avançait pas ou alors vers l’arrière. Cette personne ne voulait plus vaincre par elle-même et pour elle-même ses peurs. Elle souhaitait que je la traite avec autorité, que je lui « impose » quoi faire, … que je lui fasse peur ! Ne me sentant plus en adéquation avec son non-désir de changement, je lui ai fait part de ma décision de rompre le contrat de coaching qui nous liait.

3-    Quelle est pour vous la qualité la plus importante d’un coach ?

Pour moi, c’est sa capacité d’accueil de son client, c’est-à-dire :

  • Une présence authentique, centrée, alignée, sans pensées parasites et sans intention pour être pleinement dans la relation avec son client
  • Une écoute profonde du client : l'explicite et le non-verbal, ses émotions, son cadre de référence qui est composé de ses valeurs (pensées qu'il croit vraies) et de ses croyances (pensées qu'il croit vraies) ainsi que les échos systémiques que le coach perçoit de son client
  • Un regard positif : le coach "aime" son client et fait en sorte de le reconnecter avec ses propres ressources
  • Une pensée « out of the box » qui ouvre le cadre de référence du client pour provoquer une prise de conscience, la clé d'accès à l'espace solution : quelle croyance ou quelle valeur le client pourrait-il remettre en cause pour faire émerger des solutions dont il n'a pas encore conscience ?
  • Incarner le comportement-cible : se centrer pour que le client le fasse, faire jouer la synchronicité, les neurones miroirs, ...

Dans mon coaching, la citation d’Einstein : « La folie est de faire plus de la même chose et d’en attendre un résultat différent » sous-tend la majeure partie de mon questionnement orienté solutions.

Je m'intéresse au "comment" c'est-à-dire à la visualisation par mon client de la réussite de ses objectifs. C'est un préalable au plan d'action et à l'engagement du client.

4-   Qu’est-ce qui vous a le plus déstabilisé pendant votre formation de coach ?

J’y ai découvert les « processus parallèles » : quand le client rejoue « ici et maintenant » avec son coach une situation qu’il vit actuellement ailleurs.

Il peut s’agir de sa relation avec son équipe, des supérieurs, ses clients, fournisseurs ou encore dans son cadre personnel. Par exemple quand un client vous demande de travailler sur la confiance en lui et qu’il se met à ne plus vous faire confiance. Cette confiance était présente dans les premières séances et d’un seul coup le client se met à douter de tout y compris du coach.

Alors que faire de ce processus parallèle ? Tout d’abord le repérer, puis s’en servir comme levier pour ouvrir le cadre de référence du client.

  

5-    Pour quel type de situations sollicitez-vous votre superviseur ?
La dernière fois que j’ai fait appel à mon superviseur était pour une problématique d’accompagnement de la souffrance psychique d’un de mes clients. Je me demandais jusqu’où « accompagner » et quand passer le relais à une personne du corps médical (psychiatre, psychanalyste, …). En corolaire il s’agissait pour moi de trouver la juste distance avec mon client de manière à l’accompagner d’une façon qui crée de la valeur pour lui.

 

Et si la réponse à ces questions n’était pas suffisante pour choisir SON coach ?


C'est-à-dire la personne qui va vous accompagner dans la résolution de votre problématique personnelle, professionnelle ou d’équipe ?

 

Dans le cadre du Club de Coachs Nrgy dont je fais partie, j’ai vécu l’expérience de me mettre à la place du client.

Des coachs aguerris et certifiés étaient répartis en 2 sous-groupes pour ce jeu de rôles :
un groupe clients et un groupe coachs.

L’exercice consistait à présenter en tant que « client », une même problématique à chacun des 3 « coachs ». Après avoir passé 10 minutes avec chacun d’eux, il s’agissait de choisir celui qui nous accompagnerait dans l’atteinte de notre objectif.

Ma problématique du jour était : « comment rendre un public bienveillant lors d’un exercice de formation en groupe à la prise de parole en public ? »

Avec le 1er coach, nous n’avons jamais été sur la même longueur d’ondes. A l’issue des 10 minutes, malgré toute notre bonne volonté, nous ne sommes pas trouvés.

Avec le 2ème, cela a matché immédiatement. L’espace solutions s’est ouvert devant moi et j’ai trouvé la réponse à ma problématique.

Avec le 3ème, on n’était pas dans ma question, hors sujet. Cependant, il m’a ouvert un espace de réflexion tel que je me suis dit : « J’aimerais bien le revoir pour travailler avec lui dans le futur sur ce que nous avons évoqué ».

C’est donc le 2ème que j’aurais choisi pour mon urgence factuelle et le 3ème pour une réflexion plus générale sur la façon dont j’envisageais les problématiques de mes clients.

Ces 3 coachs étaient performants, expérimentés.
Chacun d’entre eux auraient pu répondre avec brio aux 5 questions de Pierre Blanc Sahnoun, cependant à la fin le choix m’a paru une évidence.

 

Mon conseil personnel, en empruntant aux experts, leur casquette :

Pour choisir un coach, rencontrez-le !

 

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